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mercredi 15 octobre 2008

Un 4 novembre en Amérique

Le 4 novembre l’Amérique votera pour choisir son nouveau président, qui prendra fonction le 20 janvier 2009. Voici quelques points clefs et beaucoup de questions encore ouvertes juste avant le dernier débat des deux candidats, ce soir.

· Obama s’est dit ouvert à communiquer avec tous, même à reprendre contact avec le président de l’Iran pour chercher un accord sur le nucléaire. Il parle aussi de vouloir concentrer les forces en Afghanistan et au Pakistan ou selon les sources américaines se trouvent les bases des terroristes.

· En cas de victoire d’Obama, l’Europe devra reprendre les discutions avec les USA concernant la politique mondiale d’une voix unique, et non plus utiliser l’unilatéralisme de Bush comme excuse.

· La crise financière favorise la victoire Obama et son image de renouveau.

· Un petit doute : Obama est le favori dans les sondages, mais qu’il ne crie pas victoire trop vite… Kerry aussi l’était contre Bush!

· La force d’Obama est de savoir utiliser l’Internet et l’email : une grosse partie du financement de la campagne d’Obama vient de petites contributions d’électeurs et d’électrices recrutés sur le web. Obama dit être contre le système des lobbies américaines. Il a tout de même reçu de l’argent, et devra retourner la faveur s’il est-élu. Les deux grands experts démocrates Biden et Clinton sont derrières Obama. Ma question est la suivante : combien de changements à la politique américaine Obama va nous apporté? Quel impact les apporteurs de financement auront sur les choix politiques d’Obama?

· McCain, 72 ans, héro de guerre et prisonnier dans une petite cellule au Viêt-Nam, tout le monde le sais. Il y a cependant des rumeurs sur sa libération. Une commission qui devait étudier la question des prisonniers américains a été bloqué et mise de coté.

· Avec le monde en crise, je ne vois personnellement pas le couple républicain conduire l’Amérique. Surtout. Mrs Pauline est selon moi loin d’avoir le charisme, l’expérience et les compétences poser sa candidature à la Vice Président.

· Le combat Obama vs McCain se jouera surtout dans des états ou les sondages annonce une égalité serrée entre les deux candidats. On parle ici de l’Ohio, Pennsylvanie, Floride et Colorado.

· Le système de vote américain est compliqué. Des systèmes de votes électroniques, des listes d’inscriptions au vote électoral, des paramètres à respecter et il y a déjà des recours contre l’exclusion au droit de vote dans les états clefs! (on a déjà assisté à ça avec la première élection de Bush, notamment dans l’état de la Floride)

· La grande différence entre les deux candidats est principalement sur leurs personnalités. Tout se joue alors encore une foi sur l’image que le candidat transmet. Le programme d’Obama diffère en ce qui concerne la réforme de la santé que le candidat démocrate veut rendre publique et accessible à tout le monde.

· Le monde s’attend à ce qu’Obama gagne la course présidentielle, mais que va-t-il ce passer si McCain gagne? A cause d’écarts minimes et quelques erreurs de vote, pourrait-il y avoir des révoltes populaires?

· Hillary pourrait être secrètement pour McCain, ainsi pouvoir avoir un espoir de re-candidature dans 4 ans?

· Pour les afro-américains la « Sister » est Michelle, la femme d’Obama. Pour eux le mari est un homme de couleur qui a vécu comme un blanc! Combien cette pensé peut influencer le vote?

Message de fond : aucun des deux candidats arrive a convaincre l’opinion publique pleinement! C’est pour ça qu’on assiste à une course encore ouverte.



jeudi 2 octobre 2008

La bonne vieille Russie

Le 19 septembre 2008 le président russe Dmitrij Medvedev accuse l’OTAN et les États-unis, premiers responsables selon lui de la décision de Géorgienne d’attaquer l’Ossétie du sud le 8 août passé. Medvedev dénonce l’intention de l’OTAN de pousser à nouveau la Russie derrière le rideau de fer.
Toujours selon le président russe, cette réflexion vient naturellement à la suite du discourt prononcé par Condoleeza Rice le jour précèdent, ou elle aurait dit : « Ce sont eux (les Russes) qui ont choisie une voie de développement qui n’est pas basée sur une normale et civile collaboration entre pays, mais en autonomie et derrière des parois épaisses. »

Après nous avoir rassuré que celle-ci n’est pas la nouvelle politique entreprise par la Russie, Medvedev nous rappel que son pays a entreprit une restructuration profonde de son armement, pour défendre au mieux les frontières russes. Personnellement, je dirais aussi celle de ses alliés. Le président porte à exemple le récent conflit Géorgien pour justifier ce renouvellement nécessaire. Il parle de reconstitution d’une flotte navale et des sous-marins nucléaires. Il nous parle aussi d’un système anti-missile de défense du territoire, prévu pour 2020, un peu comme celui qu’ont voulut construire les USA quelques kilomètres plus à l’est de frontière Russe, en Pologne et République Tchèque. Tout compris, en 2009, les russes augmenteront leurs dépenses militaires de 27%.

La Russie envisage aussi de répandre son influence dans le monde. Pour ce faire elle reprend des contacts diplomatiques avec des ex-alliés et surtout elle reprend la politique du système de crédit accordé à différents pays du sud-est asiatique, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique Latine. Notamment au Venezuela la Russie vend au gouvernement des armes et signe des accords de coopération énergétique. Sur ce fait, le 26 septembre Moscou et Caracas ont signés un accord pour la constitution d’un consortium gaz-pétrolier d’ici le printemps 2009. A cette nouvelle société vont être associé de grands joueurs de l’industrie : Pdusa (société énergétique du Venezuela), Gazprom et Rosmelt (grand joueur à contrôle public russe), Tnk-Bp (joint-venture russo-britannique), Lukoil et Surgutnefgaz (les deux plus grands producteurs d’hydrocarbures en Russie).

L’OTAN renforce son influence dans les ex-républiques russes dans l’est Europe et oblige la Russie à rentrer chez eux après le dépassement des frontières géorgiennes en laissant le front sud un peu plus vulnérable. La Russie, en contrebalance, envisage de renforcer son pouvoir en méditerranée. Elle cherche des accords avec la Syrie pour trouver une base navale pour ses nouveaux navires. Grâce à la bonne entente entre Muammar al-Kadhafi et Vladimir Poutine, les diplomates russes sont déjà en train de négocier un accord avec la Libye pour y trouver dans ses eaux, un autre refuge pour la flotte russe.

Du coté des élections américaines, McCain semble le plus résolu sur l’argument et fait savoir que l’intimidation et autres menaces des leaders russes devront être payées à prix cher. Obama, bien que plus posé, reste tout de même critique sur le développement de l’affaire.